Un quotidien qui déraille, un cadre difficile à tenir, un ado qui décroche, un jeune adulte qui n’arrive pas à s’organiser : l’éducation spécialisée travaille sur ce qui se passe vraiment à la maison, à l’école et dans la vie de tous les jours.
Qu’est-ce que c’est ?
L’éducation spécialisée est un accompagnement socio-éducatif. Ce n’est ni un soin médical, ni une psychothérapie. On ne travaille pas sur le fonctionnement psychique en profondeur : on travaille sur le quotidien, avec des outils concrets, à partir de ce que la personne et la famille savent déjà faire.
L’éducateur spécialisé ne pose aucun diagnostic et ne prescrit rien. Le diagnostic d’un trouble neuro-développemental relève des médecins, pédopsychiatres, neuropédiatres, neuropsychologues, ou des structures spécialisées comme les CRA, CMP et CMPP. L’accompagnement éducatif intervient après, ou en complément d’un suivi déjà en place.
Le métier s’inscrit dans le travail social, tel que le définit l’article D142-1-1 du Code de l’action sociale et des familles depuis le décret du 6 mai 2017 : permettre l’accès aux droits, faciliter l’inclusion sociale, développer la capacité des personnes à agir par elles-mêmes et dans leur environnement.
L’éducateur spécialisé est titulaire du diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES), délivré après trois années d’études en travail social : psychologie du développement, sociologie de la famille, droit, éthique professionnelle, et de longues périodes de stage en institution.
Un point à connaître avant de choisir. En libéral, la profession n’est encadrée par aucun Ordre professionnel. Le diplôme d’État est donc la seule garantie vérifiable : n’hésitez pas à le demander, à n’importe quel professionnel, y compris hors du Cocon.
Éducateur spécialisé, psychologue, accompagnant parental : qui fait quoi ?
- Éducateur spécialisé : travaille le quotidien et sa mise en pratique. Organisation, repères, autonomie, posture parentale, outils à tester à la maison.
- Psychologue : travaille le fonctionnement psychique, les émotions et l’histoire de la personne, dans un cadre de psychothérapie.
- Accompagnant parental et familial : travaille la relation entre les membres de la famille et la cohérence éducative, souvent dans une approche systémique.
Ces trois métiers ne s’excluent pas. Un suivi psychologique et un accompagnement éducatif peuvent tout à fait avancer en parallèle, chacun sur son terrain.
Dans quels cas consulter ?
On vient quand le quotidien coince, sans qu’il y ait forcément un diagnostic ni une situation grave.
- Posture parentale et cadre éducatif : en avoir assez de crier, ne plus savoir comment poser une limite, ne pas être d’accord avec l’autre parent sur la conduite à tenir.
- Organisation du quotidien : matins qui s’éternisent, devoirs qui tournent au conflit, sentiment d’être dépassé par la logistique de la maison.
- Confiance en soi : un enfant, un adolescent ou un jeune adulte qui n’ose plus, qui se dévalorise, qui évite ce qu’il ne réussit pas du premier coup.
- Neuroatypie et troubles neuro-développementaux : TDAH, TSA, troubles dys, haut potentiel. Comprendre son propre fonctionnement et aménager son organisation en conséquence, à la maison, à l’école ou au travail. Avec ou sans diagnostic posé.
- Autonomie du jeune adulte : entre 18 et 25 ans, quand les études, les démarches administratives, le premier logement ou la gestion du temps deviennent un mur.
- Liens familiaux : renouer après une période de tensions, retrouver des moments partagés qui ne tournent pas au rapport de force.
Publics reçus
Les enfants à partir de 6 ans, les adolescents, les jeunes adultes jusqu’à 25 ans, et les parents, seuls ou en couple, sans condition d’âge.
Un mineur n’est jamais reçu seul : un parent ou un tuteur légal est toujours présent. C’est un cadre strict, qui protège l’enfant autant que le professionnel.
Nos professionnels au Cocon
Maëlle Boisselier, éducatrice spécialisée diplômée d’État. Ses créneaux au Cocon ouvrent en novembre 2026, les mardis et mercredis de 10 h à 18 h 30.
Comment se déroule un accompagnement ?
Un premier échange par mail, par WhatsApp ou via le formulaire de contact permet de vérifier que l’accompagnement correspond bien à votre besoin. Si ce n’est pas le cas, on vous oriente vers le bon professionnel.
Le premier rendez-vous dure environ une heure. Il sert à poser la situation, identifier les besoins et les points d’appui, et définir ensemble un projet d’actions. Il donne lieu à un compte rendu écrit.
Les séances de suivi travaillent les objectifs fixés, individuellement ou en famille selon les situations. Plusieurs séances sont souvent nécessaires, mais le rythme reste souple : d’une séance par semaine à une séance par mois.
L’accompagnement s’arrête quand les outils tiennent sans le professionnel. C’est l’objectif annoncé dès le départ, pas une fin en soi négociée en cours de route.
Tarifs et remboursement
L’accompagnement socio-éducatif ne nécessite aucune prescription médicale et n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie. Certaines mutuelles couvrent une partie des frais au titre du soutien à la parentalité ou des médecines douces : la question vaut la peine d’être posée à votre complémentaire, une facture détaillée pouvant vous être remise.
Les tarifs, les éventuels tarifs étudiants et les moyens de paiement figurent sur la fiche du praticien.
Questions fréquentes
Faut-il un diagnostic pour venir ?
Non, et la majorité des familles accompagnées n’en ont pas. L’accompagnement éducatif ne part pas d’une étiquette mais d’une situation concrète. Si un diagnostic devient nécessaire pour avancer, le professionnel vous oriente vers qui peut le poser.
Maëlle Boisselier est-elle spécialisée dans les TND (TDAH, TSA…) ?
Oui. Elle est spécialisée dans l’accompagnement éducatif des troubles du neurodéveloppement. Elle aide les familles et les personnes concernées à mieux comprendre l’impact de ces troubles sur leur quotidien, et leur apporte des outils concrets.
Quel est son champ d’action dans les TND ?
Elle ne traite pas directement les troubles : elle intervient en complément éducatif, sur les difficultés qu’ils entraînent au quotidien. Lorsque les troubles sont très envahissants, comme c’est le cas pour certaines formes de TSA, elle oriente vers les professionnels et les institutions plus adaptés.
Est-ce que c’est une thérapie ?
Non. Une psychothérapie travaille le fonctionnement psychique ; l’éducation spécialisée travaille le quotidien et sa mise en pratique. Les deux sont complémentaires et peuvent se mener en parallèle, en lien l’une avec l’autre si vous le souhaitez.
Mon ado refusera de venir. Ça sert à quelque chose ?
Oui. On commence par les parents, seuls. Beaucoup de choses se débloquent en changeant ce qui se passe autour de l’adolescent, avant même qu’il ait mis un pied dans le cabinet.
À partir de quel âge ?
Six ans pour un accompagnement individuel de l’enfant. En dessous, c’est le travail avec les parents qui est le plus efficace, et c’est ce qui est proposé.
Comment vérifier qu’un éducateur spécialisé est bien diplômé ?
En le lui demandant. Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES) est délivré par le ministère chargé des solidarités après trois années de formation. Comme la profession n’a pas d’Ordre en exercice libéral, c’est la vérification la plus simple et la plus fiable.
