La Grange

Bonnevent-Velloreille, Haute-Saône

Une grange rénovée, à dix-neuf kilomètres de Besançon. On y vient pour un rendez-vous de santé, mais on n’y entre pas comme dans une salle d’attente : le lieu a été pensé pour qu’on s’y sente à sa place, quel que soit son âge et quelle que soit la raison de la visite.

Croquis au crayon de la façade de l'ancienne grange de Bonnevent-Velloreille

L’idée de départ

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En milieu rural, trouver un professionnel de santé demande souvent de faire des kilomètres — et d’en refaire d’autres pour le rendez-vous suivant, ailleurs, chez quelqu’un qui ne connaît pas le dossier. Le Cocon dans la Grange part de ce constat simple : réunir plusieurs métiers sous un même toit fait gagner du temps, de l’énergie, et de la cohérence dans un accompagnement.

Le nom vient de là aussi. Un cocon, c’est un endroit où l’on est tenu sans être enfermé. Une grange, c’est un bâtiment de campagne qu’on a transformé plutôt que remplacé.

1827 : une grange. 2026 : un lieu pour prendre soin.

Deux cents ans en 2027

La maison aura deux siècles en 2027. Elle a traversé le XIXe et le XXe siècle comme bâtiment agricole, puis elle est restée plus de cinquante ans à l’abandon avant de renaître.

Ce bicentenaire sera fêté. C’est aussi une manière de dire ce qu’est le projet : on n’a pas construit un bâtiment neuf en périphérie, on a repris un bâtiment qui était déjà là et qui a servi à autre chose pendant deux cents ans.

Façade de la grange de Bonnevent-Velloreille avant les travaux : enduit fissuré, grande porte charretière en bois et végétation en friche.
La grange avant les travaux, après plus de cinquante ans sans usage.

Un bâtiment agricole devenu lieu de soin

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La rénovation a conservé le volume et le caractère de la grange : les hauteurs, la charpente, la lumière qui entre par les ouvertures d’origine. À l’intérieur, quinze cabinets : chaque praticien reçoit chez lui, dans une pièce fermée, avec des espaces partagés pour l’accueil et l’attente.

Après cinquante ans sans usage, tout était à reprendre. La rénovation a fait le choix de garder le bâtiment plutôt que de le remplacer : quinze cabinets, une grande salle d’attente commune, une salle d’ateliers à l’étage avec vue sur le parc arboré, et un parking privé.

Salle d'attente lumineuse, fauteuil et plante devant une baie vitrée

Ce que le lieu change concrètement

  • Un seul trajet quand plusieurs membres d’une famille sont suivis, ou quand un même accompagnement mobilise deux métiers.
  • Un accueil de plain-pied, pensé pour les poussettes comme pour les personnes qui marchent difficilement.
  • Du stationnement sur place, sans horodateur et sans tourner dix minutes.
  • Des professionnels qui se parlent — avec votre accord, et dans le respect du secret professionnel de chacun.

Un lien avec Le Cocon d’Alfred

Le Cocon dans la Grange s’inspire d’une expérience qui fonctionne depuis plusieurs années à Besançon : Le Cocon d’Alfred, une maison pluridisciplinaire qui réunit une vingtaine de professionnels. Ce sont deux lieux distincts, avec des équipes différentes — mais la même conviction de départ.

Venir, et voir à quoi ça ressemble